Alassane Dramane Ouattara, lui-même est convaincu de son incapacité à être le président de la République ivoirienne dans le cadre fixé par la constitution, c’est pour cela qu’il s’essaye à assoir la légitimité d’homme fort du régime. Promettant la « pacification » aux ivoiriens, il ne fait que rappeler que la puissance coloniale lui a délégué l’autorité pour installer son ordre. Tout comme l’État colonial dans son organisation ne s’embarrassait de séparation de pouvoir et de contre-pouvoir, Ouattara veut être à lui tout seul l’État délégué. Ainsi, confie –t-il aux journalistes français que les crimes commis sous le président Laurent Gbagbo seront punis. Sans être juge, il qualifie des faits et prononce des sentences. Dans une démocratie une telle attitude n’est tolérée qu’à ceux qui ne sont pas impliqués dans la conduite des affaires publiques.
À ceux qui en douteraient encore, il est temps de se rendre compte que Ouattara n’est que le délégué de Sarkozy en Cote D’Ivoire et que le but de ce dernier est de restaurer l’ordre néocolonial qui est un régime de démission nationale, démantèlement des acquis démocratiques et sociaux, de création de monopoles pour les firmes métropolitaines dépassées par la concurrence mondiale
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