lundi 29 août 2011

Wattao dans le viseur des français.


Une scabreuse affaire de coup d’Etat impliquant d’anciens militaires français aurait d’abord poussé Issiaka Ouattara dit Wattao à les arrêter avant d’en libérer deux sur les trois interpellés. L’affaire en elle-même n’est pas tout à fait claire, mais c’est ainsi que procèdent généralement les français quand ils veulent liquider celui qui les gêne.
A Abidjan, les rumeurs de coup d’Etat font partie du décor habituel mais pour ce qui est des ressortissants français qui plus sont d’anciens militaires qui voudraient faire partir Ouattara par la force au nez et à la barbe de la coalition internationale qui assure sa sécurité, cela est nouveau dans le ciel ivoirien où rien en principe ne devrait plus surprendre. Or dimanche dernier, c’est pourtant avec cette information que le quotidien français en ligne francesoir.fr a ouvert ses pages nationales maintenant le suspens jusqu’au bout. Selon la dépêche qui relate cette histoire pour le moins alambiquée, reprise par certains journaux ivoiriens, les trois français dont deux anciens officiers et deux anciens sous-officiers ont été arrêtés « dans des conditions troubles » par Wattao et ses hommes qui les soupçonnaient de vouloir faire un pustch. L’information en elle-même en rajoutait à la confusion. Pas de mobile apparent et l’auteur de l’article, pas trop sûr de son affaire, multiplie l’emploi du conditionnel. Eux qui d’ordinaire ont leurs entrées même jusque dans l’intimité des gouvernants africains ne savaient plus si les trois français avaient vraiment été arrêtés. Or paradoxalement l’identité de leur assaillant, lui, ne semblait pas faire l’objet du moindre doute. C’était Wattao comme par hasard. Ses hommes sont sommairement accusés d’avoir malmenés les dits français, ensuite de les avoir dépouillés de la somme de 45 mille euros, environ 30 millions de nos francs. La stratégie est en place. Pour liquider ceux qui gênent leurs dispositifs, les français n’ont de pareils dans la mise en scène de ce type de scénarii. Avec le développement des moyens de communication, les mass-médias aident généralement à peaufiner les détails de leurs complots. Première chose, il faut toujours partir d’un fait réel. En effet, comme la plupart de ses amis chefs de guerre, Issiaka Ouattara dit Wattao règne sur la partie sud de la capitale et donc sur la zone industrielle du port d’Abidjan où les entreprises françaises ont pignon sur rue. A ce titre, c’est lui qui gère, comme on le dit à Abidjan l’aéroport et tout ce qui a de la valeur aux yeux des français. Mais Wattao règne aussi sur Marcory où vivent la plupart des français dans des villas cossues et bon marché. Or Wattao n’est pas leur homme. Ses combattants sont régulièrement accusés de rançonner les chefs d’entreprises qui sont pour la plupart des français. Wattao est aussi l’un des chefs de guerre les plus loyaux à Guillaume Soro dont la France voudrait voir la tête coupée. Les dirigeants français avaient notamment demandé à Ouattara de limoger le Premier ministre ivoirien de son poste pour y mettre Tidjane Thiam, l’un des petits fils d’Houphouët-Boigny, histoire de réinstaller tous les paradigmes de la colonisation et des forces locales qui les soutiennent. Il faut donc commencer à affaiblir Soro en commençant par ses chefs de guerre. D’autant plus que c’est en raison de la présence nombreuse et dissuasive des FRCI majoritairement inféodées au Premier ministre qu’Alassane Ouattara a consenti à le maintenir en place. Wattao est un symbole de la menace Soro. Le liquider amenuiserait la nocivité du chef du gouvernement qui a parfois tendance à la jouer nationaliste comme Laurent Gbagbo.
Mélanie Coulibaly

Rumeur de coup d’Etat/Amadou Soumahoro aux militants d’Adjamé : « Celui qui tire sur ADO est un homme mort »

Après la victoire à l’élection présidentielle, le Rassemblement des républicains (Rdr) n’entend point passer sous silence l’effort de ses militants. Dimanche, à la mairie d’Adjamé, le secrétaire général du Rdr, Amadou Soumahoro, a au nom du président Ouattara, remercié et exprimé la gratitude du parti aux militants et sympathisants à travers un meeting. Face aux rumeurs de coup d’Etat sont distillées ici et là, il a été catégorique : « Celui qui tire sur ADO est un homme mort ». Il invite donc les Ivoiriens à ne pas se laisser distraire et à vaquer tranquillement à leurs occupations. A en croire Amadou Soumahoro, le pouvoir à un devoir de reconnaissance vis-à-vis des militants d’Adjamé. A preuve ils ont joué un rôle déterminant dans la conduite de leur candidat vers le palais présidentiel, martyrisés pendant du pouvoir. « Votre détermination dans la victoire d’Alassane Ouattara a été sans compromission. Je voudrais remercier Adjamé puisque de là où j’étais au moment des élections, j’ai apprécié son effort immense dans l’élection du président de la République. J’ai aussi suivi le martyre d’Adjamé. Ses blessés, ses morts, ses mutilés et ses frustrés. Je voudrais saluer la contribution d’Adjamé dans l’élection de celui que nous pensons apporter le bonheur à notre pays. Je suis envoyé ce matin par le président pour vous dire merci pour le suffrage que vous lui avez accordé », a reconnu Amadou Soumahoro.

Il a rassuré les militants qu’Alassane Ouattara tiendra les promesses qu’il a faites pendant la campagne. Le locataire de la rue Lepic a expliqué les chantiers de développement déjà amorcés par le président de la République aux militants avant de leur demander de toujours lui accorder leur soutien.

Amadou Soumahoro a appelé les populations au pardon, à la réconciliation, à la tolérance. Cette attitude, permettra aux houphouétistes d’être plus forts et de faire barrage au Fpi. Il a dessiné la nouvelle Côte d’Ivoire que le président compte bâtir. Celle où la jeunesse est responsable, éduquée et respectueuse des valeurs morales. Youssouf Sylla, maire d’Adjamé s’est réjoui de la visite du patron du Rdr et l’a rassuré que dans sa commune la majorité est toujours debout pour la cause du « Vivre ensemble ». Bamba Alex, Elie Hallassou, Karamoko Yayoro et Fofana Lemassou étaient membres de la délégation.

LUTTE CONTRE L`IMPERIALISME OCCIDENTAL DU 21e SIECLE



DENONCIATION DES DERIVES IMPERIALISTES DE OCAMPO PAR UN GROUPE DE JURISTES
Luis Moreno Ocampo, procureur de la CPI.
Monsieur le Procureur,
La mise en place de la Cour Pénale Internationale (Cpi) permanente
censée mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves et partant, de rendre justice aux nombreuses victimes souvent impuissantes et laissées pour compte a suscité beaucoup d’espoir, de même votre nomination en qualité de premier procureur de cette juridiction. En effet, La Cpi devrait respecter les normes les plus strictes d’impartialité et d’équité dans ses activités, ce qui était de nature à rassurer.
Toutefois, Monsieur Luis moreno-ocampo, le virage que vous faites prendre à cette juridiction Internationale interpelle les intellectuels africains que nous sommes :
Le cas de la côte d’ivoire
Vous avez été saisi par le Président Alassane Dramane Ouattara le 14 décembre 2010, lorsqu’il menait sa guerre contre le Président Laurent Gbagbo à l’effet d’enquêter sur les crimes commis sur le territoire ivoirien comme suit : «…j’engage mon pays la Côte d’Ivoire à coopérer pleinement et sans délai notamment en ce qui concerne les crimes et exactions depuis mars 2004», omettant sciemment les crimes de 2002 pour lesquels sa responsabilité ainsi que celle de son entourage très et trop proche pourrait être clairement mise en cause.
Après avoir gagné sa guerre, par l’arrestation le 11 avril 2011 du Président Laurent Gbagbo, il vous écrit à nouveau le 3 mai 2011, mais cette fois, sa saisine demande de limiter vos enquêtes aux violences postélectorales «j’entends confirmer mon souhait que votre bureau mène en Côte d’Ivoire des enquêtes indépendantes et impartiales sur les crimes les plus graves commis depuis le 28 novembre 2010 sur l’ensemble du territoire….».
Contre toute attente, vous avez curieusement décidé de vous en tenir à cette dernière saisine, tel qu’il résulte de votre acte de saisine de la chambre préliminaire III de la Cpi en date du 23 juin 2011 lui demandant l’autorisation d’ouvrir une enquête en Rci sur les crimes commis au cours de la crise postélectorale, soit depuis le 28 novembre 2010.
Pour justifier, cette décision incompréhensible et partisane, vous faites valoir deux (2) arguments qui ne résistent nullement à l’analyse à savoir, d’une part, que vous n’auriez pas assez d’éléments pour enquêter sur les crimes commis en 2002 lors de la tentative de coup d’Etat dont a été victime l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Monsieur Gbagbo Laurent et d’autre part, que l’Etat de Côte d’Ivoire aurait refusé de recevoir les enquêteurs de la Cpi alors que tout était prêt pour cette visite (Dixit Monsieur Ahmadi Ba Cf. Conférence de presse de juillet 2011 à Abidjan).
Non monsieur le procureur, vous ne nous ferez pas croire en ces arguments fallacieux et sans fondement qui sont une insulte à notre intelligence. C’est pourquoi nous entendons apporter des réponses claires et précises sur ces deux points.
1. Est-il besoin de vous rappeler que nous savons tous que votre bureau, organe indépendant de la Cpi, est ampliataire de tous les rapports des Ong (Hwr, Amnesty International, International Crisis Group…) et en particulier, de ceux de l’Onu dont la Cpi est l’émanation, lesquels n’ont eu de cesse depuis 2002 de dénoncer, les crimes contre l’humanité, crimes de guerre commis en Côte d’Ivoire ainsi que leurs auteurs connus.
Sans vouloir vous contrarier, car semble t-il vous avez une mémoire courte et sélective, il nous plaît de vous rappeler que l’Onu a rédigé plusieurs rapports sur la crise en Côte d’Ivoire dont deux (2) en 2004. Le premier rapport de 2004, a expressément qualifié l’agression de l’Etat de Côte d’Ivoire par une rébellion armée, de tentative de coup d’Etat en faisant un bilan certes non exhaustif, des crimes commis par cette rébellion, mais dans des termes assez précis et suffisants pour ouvrir une enquête.
Mieux, ce rapport a listé nommément environ 100 personnes comme responsables des crimes commis en Cote d’Ivoire, dont la grande majorité (environ 75%) est issue des Forces nouvelles, lesquelles forces sont toutes aujourd’hui au plus haut niveau de la hiérarchie militaire et politique aux côtés de Monsieur Ouattara, Président élu et installé par la communauté internationale (selon l’analyse stricte des lois ivoiriennes).
Eh bien ! Monsieur le Procureur, si vous n’avez pas d’éléments suffisants vous devez sans tarder compulser tous les rapports assez édifiants qui sont certainement encore en votre possession.
Pour mémoire, le 18 avril 2003, l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Monsieur Laurent Gbagbo a reconnu la compétence de la Cour Pénale Internationale en lui demandant «d’identifier, de poursuivre, de juger les auteurs et complices des actes commis sur le territoire ivoirien depuis les évènements de 2002».
A ce propos, vous indiquiez dans plusieurs déclarations:
• 10 février 2006 à la Haye «Parmi les situations qui font actuellement l’objet d’une analyse… La situation de la Côte d’Ivoire semble impliquer plus d’un millier de victimes éventuelles d’homicides intentionnels relevant de la compétence le Cour».
• 18 mars 2008 à la Haye (12e séance d’information à l’intention du corps diplomatique) : «Un certain nombre de situations font actuellement l’objet d’examens, par exemple la situation en Côte d’Ivoire».
• 23-29 septembre 2009 Bulletin N°6 d’information diplomatique du bureau du procureur : «La Cour a compétence à l’égard de la situation en Côte d’Ivoire en vertu d’une déclaration que le Gouvernement ivoirien a déposée le 1er octobre 2003 au titre de l’article 12-3 et par laquelle il accepte la compétence de la Cour à compter du 19 septembre 2002. Les crimes les plus graves, y compris des cas présumés de violences sexuelles à grande échelle, ont été commis entre 2002 et 2005. Les 17 et 18 juillet, des représentants de haut rang du bureau du procureur se sont rendus à Abidjan».
Dites nous donc, Monsieur Luis moreno-ocampo, qu’avez-vous fait depuis 2003 pendant toutes ces années pour enquêter sur les crimes graves commis en Côte d’Ivoire ? Car, il est également inutile de vous rappeler, les assassinats de plusieurs milliers d’Ivoiriens, dont une centaine de gendarmes à Bouaké, le viol de millier de femmes, les femmes enceintes éventrées et les fœtus embrochés, la destruction de centaines de villages et campements par le feu, les expropriations de biens privés et publics, les tueries à l’arme blanche, le génocide sur le peuple wê, etc.
Si vous avez l’impertinence de prétendre n’avoir pas d’éléments pour enquêter sur la tentative de coup d’état de 2002 et ses conséquences dramatiques pour la Côte d’Ivoire, alors que fort heureusement tous les protagonistes sont encore en vie, localisés et/ou localisables qui rendra justice à toutes les victimes dont le nombre est évalué à environ 10.000 morts ?
Qui rendra justice à tous ces jeunes aux mains nues sur lesquels les soldats français de la force Licorne ont fait un carnage en tirant avec des balles réelles en 2004, à l’hôtel Ivoire d’Abidjan : bilan 50 morts et 200 blessés.
2. Sur le refus de l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Laurent Gbagbo de recevoir les enquêteurs de la Cpi, votre substitut Amady Ba a dit ceci lors d’une conférence de presse à la fin de la mission d’évaluation conduite à Abidjan en juin 2011, «les autorités ivoiriennes s’étaient opposées à une mission de la Cpi prévue en 2004. Nous avons usé de tous les moyens légaux pour mener des enquêtes en Côte d’Ivoire, mais le Président Laurent Gbagbo n’a pas voulu».
Vous ne trouverez là également, aucun répit dans cet argument spécieux et au demeurant d’une gravité extrême lorsqu’elle provient du Bureau d’un procureur à qui plus d’une centaine d’états ont confié la charge de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leurs territoires. SIC !!!!
Premièrement, pour ouvrir l’enquête en Lybie la Cpi n’a pas été autorisée à enquêter sur le territoire libyen parce-que votre bureau n’y était pas le bienvenue.
Malgré cela, vous avez mené une enquête et décerné avec une extrême rapidité des mandats d’arrêt contre 3 personnes.
Deuxièmement, au Kenya, alors que la saisine du Gouvernement était limitée à une période donnée (violences postélectorales de 2007/2008) vous avez étendu votre enquête à l’origine de la crise dans ce pays, et cela, contre la volonté des autorités Kenyanes.
Troisièmement, en dehors de la saisine par l’Onu qui est le seul cas dans lequel votre compétence semble liée, lorsqu’une situation vous est déférée par un Etat vous avez la compétence, à l’instar de tout procureur, d’enquêter sur tous les faits, déférés ou non, de rechercher l’existence d’infractions de qualifier et requalifier les faits déférés.
Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir, qu’en vertu des accords de Marcoussis signé en 2003, le ministère de la justice était entre les mains de la branche politique de cette rébellion et du RDR (Henriette Diabaté, Koné Mamadou) qui endeuille la Côte d’Ivoire depuis 2002. Dès lors, si par extraordinaire, il avait eu refus de l’Etat de Côte d’Ivoire de recevoir la Cpi, l’on pourrait aisément comprendre pourquoi !!
En tout état de cause, cela n’aurait pas du et ne saurait être un frein pour la Cpi de mener ses enquêtes, ainsi que nous vous l’avons démontré ci-dessus.
Dès lors, nous ne pouvons conclure de votre refus manifeste d’enquêter sur les crimes de 2002 que par une collusion coupable avec les nouvelles autorités d’Abidjan qui sont les auteurs de ces crimes de 2002 ; lesquels pour montrer patte blanche ont reçu votre bureau en mission d’évaluation en Côte d’Ivoire en vous déroulant le tapis rouge censé effacer de vos mémoires ces crimes odieux pourtant passibles de la Cpi.
De l’analyse des simples observateurs que nous sommes, il semble malheureusement que ce soient ces nouvelles autorités qui vous donnent des directives pour la conduite de vos actions relativement à la situation en Côte d’Ivoire. Le Procureur de la Cour Pénale Internationale qui dit avoir saisi la chambre préliminaire pour être autorisé à ouvrir une enquête devrait simultanément étendre sa requête aux évènements de 2002. En effet, c’était là l’occasion d’enquêter sur cette rébellion connue qui depuis 2002, tente d’aider Monsieur Ado à accéder au pouvoir par une force non seulement meurtrière mais aussi génocidaire.
Sinon, comment peut-on espérer une enquête rigoureuse et impartiale lorsque votre saisine de la chambre préliminaire est biaisée par avance ne se limitant qu’aux violences postélectorales (28 novembre 2010) ?
C’est pourquoi, Monsieur le Procureur de la Cpi, nous vous interpellons publiquement : gardez vous de prendre en otage la justice Internationale que nous vous avons tous confiée sur l’autel d’intérêts personnels et politiques obscurs. Au risque de servir les vainqueurs comme vous semblez le faire actuellement, et ce faisant, faire purement et simplement l’apologie de la justice des vainqueurs.
Aujourd’hui, votre zèle lorsqu’il s’agit de l’Afrique fait que l’Afrique qui détient pourtant le plus grands nombre de pays ayant ratifié le statut de Rome (cela atteste que l’Afrique est contre l’impunité), réprouve la façon dont la Cpi et en particulier son procureur traite les dirigeants africains. La justice déséquilibrée, partisane et non constructive que vous appliquez a conduit le Président de la Commission de l’Ua a vertement et bruyamment vous signifier sa désapprobation au nom de toute l’Afrique, lors du dernier sommet de notre organisation à Malabo du 30 juin au 1er juillet 2011.La République de Côte-d’Ivoire a reconnu la compétence de la Cpi en 2003, cependant le Président Laurent Gbagbo n’a pas poursuivi les rebelles dirigés par Guillaume Soro, parce-q’un processus de négociation était en cours, en tant que Chef d’Etat, désireux de paix pour son pays, il a privilégié la réconciliation nationale qui a abouti en son temps à la signature de l’Accord Politique de Ouagadougou (Apo).
Nous ne sommes ni pro-Gbagbo, ni pro-Ado, mais seulement des pro-justice. Rendez d’abord justice à nos frères, sœurs, pères mères victimes de la rébellion de 2002, qui n’ont pas moins de valeur que les victimes de 2010/2011.
Toutes les victimes et leurs parents attendent depuis bientôt 9 ans de la Cour pénale internationale, qu’elle les invite et leur donne un délai pour faire parvenir leurs observations à une chambre préliminaire. A défaut, vous serez dénoncé et harcelé par le sang de ces victimes qui ne sèchera jamais tant que justice ne leur sera pas rendue.
Car, en effet, nul n’ignore, sauf vous apparemment que les violences postélectorales qui ont eu cours depuis novembre 2010 et qui se poursuivent d’ailleurs toujours font suite à celles commencées en 2002. Soutenir le contraire reviendrai à vous décrédibiliser définitivement et avec vous la Cour Pénale Internationale.please mister ocampo tell us that “you are not a joke” (expression utilisée par Jean Ping pour caricaturer l’attitude de Ocampo à Malabo); please you are a prosecutor !!!!!
Collectif de juristes pour la vérité en Côte d’Ivoire

samedi 27 août 2011

Libye : La Côte d'Ivoire ne reconnaît pas le CNT !


Les média des croisés occidentaux et leurs relais africains ont publié dans leurs colonnes le vendredi 26 août 2011 que la Côte d’Ivoire aurait reconnu le CNT (Conseil National de Transition), une bande de rebelles armés et alliés du colonisateur Blanc, comme la seule autorité légitime de la Libye.
Cette information grotesque, qui ne cadre pas avec les aspirations et la conviction du Peuple souverain de la Côte d’Ivoire digne notamment sa foi en l’Indépendance vraie des Nations d’Afrique, nous a choqué et a tonné comme la énième trahison orchestrée par Dramane OUATTARA pour souiller la dignité des Ivoiriens.
Aussi, très respectueuse de la souveraineté des Nations, laRévolution Permanente s’est sentie le devoir de réagir. C’est pourquoi, cet Article 67-bis de la Révolution Permanente tient-il à lever toute équivoque quant à la position de Dramane OUATTARA sur la question libyenne, position fallacieusement présentée comme étant celle la Côte d’Ivoire réelle.
En effet, nous l’avons déjà relevé dans l’Article 66ème de laRévolution Permanente : il y a désormais deux Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire fictive, télévisuelle, imaginaire de Dramane OUATTARA et la Côte d’Ivoire réelle, la Côte d’Ivoire des Ivoiriens qui s’organisent pour se débarrasser de l’imposture qui a affecté ce pays depuis le 11 avril 2011, date à laquelle ledit pays a perdu momentanément sa Souveraineté dans les mêmes conditions que celles que traverse la Libye.
Cette Côte d’Ivoire réelle qui reste debout dans le cœur et l’esprit des Ivoiriens, n’a pas reconnu et ne reconnaîtra jamais une bande armée au service des nouveaux envahisseurs de l’Afrique, comme une autorité légitime !

Cette précision est d’autant plus importante que l’adage dit que "celui qui ne dit mot consent". Alors nous levons notre voix pour dire : ni de près, ni de loin, le Peuple digne de Côte d’Ivoire, ne se reconnaît dans les prises de position du gouvernement d’imposture et de servilité de Dramane OUATTARA ! Debout, les Patriotes et dignes de Côte d’Ivoire, se joignent à l’Afrique digne pour dire qu’ils ne reconnaissent que la Guide Libyen et son Gouvernement légitime comme l’unique Autorité qui incarne les aspirations du Peuple libyen.
Devant l’Histoire, nous avons exprimé notre position en tant qu’Africains dignes. Devant l’Histoire, nous avons pris officiellement position contre l’imposture coloniale et le projet franco-américain de recolonisation de l’Afrique. Devant l’Histoire, nous nous désolidarisons avec fermeté, des errements de l’Imposteur voltaïque Dramane OUATTARA et sa bande de voleurs, qui ont été installés momentanément à la tête de la Côte d’Ivoire dans les mêmes conditions que leurs homologues du CNT en Libye.
L’Afrique est notre terre. Elle restera à nous, fils de l’Afrique. Et nous la léguerons à nos descendants, débarrassée de la vermine occidentale organisée en bandes de voyous et de voleurs pour piller nos richesses et asservir nos Nations.
Alors, debout, nous le sommes pour combattre les envahisseurs ! Debout, nous allons vaincre le pillard, le criminel, le charognard occidental et ses alliés recrutés dans les milieux africains les plus serviles !
La pègre politique ne représente pas l’Afrique digne. Dramane OUATTARA n’est pas le président des Ivoiriens dignes et ses prises de position dans les affaires africaines ne les engagent pas !
Nous sommes des Africains et Ivoiriens libres ! Nous ne collaborerons jamais avec les envahisseurs et les destructeurs de l’Afrique ! Vive la Libye libre ! Vive l’Afrique libre ! Vive la Côte d’Ivoire restaurée !
                               

A très bientôt.
                                     
Hassane Magued

On rénove à coût de milliards, à combien construira-t-on ?


Après la guerre place à la reconstruction. C’est la démarche des autorités actuelles de la Côte d’Ivoire. Mais dans cette volonté de remettre le pays sur les rails, l’équilibre ne semble pas à la dépense. Surtout à une période où plus que jamais une gestion rationnelle des ressources s’impose.
La Côte d’Ivoire a cela de spécial, qu’elle n’effectue aucune dépense publique en dessous du milliard de Fcfa, son unité de valeur. Un paradoxe pour un Pays Pauvre Très Endetté (Ppte), qui interpelle plus encore aujourd’hui. Surtout quand le pays a la chance d’avoir à sa tête, un financier doublé d’économiste, que tout le monde nous envie, parce que réputé très rigoureux.
En effet, les premières dépenses publiques engagées dans le cadre de la reconstruction vont à l’endroit de secteurs essentiels comme la justice, la santé et l’éducation. A ce titre, 2 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour la réhabilitation de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca),  plus de 3 milliards pour celle de l’abattoir de la même ville, de même que plus de 37 autres pour réhabiliter les Universités de Cocody, d’Abobo-Adjamé ainsi que l’Ecole Supérieure Interafricaine d’Electricité (Esie).

Attention à la dépense !
La volonté du gouvernement de remettre tout à neuf et de «faire retrouver à la Côte d’Ivoire son lustre d’antan», est tout de même louable. Il n’en demeure pas moins qu’elle devrait se faire avec mesure et parcimonie.
Comment pourrait-on raisonnablement justifier la rénovation d’une prison comme la Maca à plus de deux milliards de Fcfa ? D’autant plus que le résultat sur le terrain ne s’est résumé qu’à une réfection des cellules et des grilles de sécurité, défoncées pendant l’évasion massive des prisonniers. Qui ont tous pris la poudre d’escampette dans le feu de la crise post-électorale.
Aucun nouveau bâtiment, ni aucune cellule annexe n’y ont été construits. En somme la rénovation de la Maca a consisté en des travaux de plomberie, d’étanchéité, de peinture, de menuiserie  et de ferronnerie.
Et tout cela pour la coquette fortune de deux milliards de francs Cfa. Une somme qui aurait pu permettre, la construction d’autres pénitenciers dans une capitale où la criminalité va grandissante du fait de la prolifération des armes de tous calibres, occasionnée par la guerre.  Ce qui en plus d’induire la création d’emplois, permettrait une meilleure application de la justice, dans le respect des droits de l’Homme.
On peut en dire autant et même plus des plus de 40 milliards de Fcfa mobilisés pour les universités et l’abattoir de Port-Bouët. Si l’on réhabilite à coût de milliards, à combien construirons nous?

Eviter les mêmes erreurs
C’est une pratique longtemps décriée avec tous les régimes qui se sont succédés. On se souvient encore des surfacturations qui ont éclaboussées en son temps, le régime du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci).  Avec notamment, l’affaire des 18 milliards de l’Union européenne. De même que des errements du régime de la refondation, celui du président déchu, Laurent Gbagbo, en la matière.
Le changement que nous espérons aujourd’hui, c’est aussi à ce niveau là. La bonne gestion, la bonne gouvernance.
Il ne sert à rien de décrier avec véhémence ce genre de pratiques lorsqu’on est dans l’opposition et d’en faire autant, une fois au pouvoir. C’est ce qui a coulé le régime Gbagbo. A bon entendeur, salut !
Écrit par  Yves Marcel Youant

LIBYA WAR, Human rights abuses in Syria,



mercredi 24 août 2011

Côte d’Ivoire: Le régime de la honte



L’on dit souvent que les peuples ne méritent que les gouvernants qu’ils ont. Mais la Côte d’Ivoire d’Alassane Dramane Ouattara, devenue terre d’injustice où coulent le sang et les larmes, est-elle celle que méritent vraiment les Ivoiriens ?
Le président Laurent Gbagbo reconnu vainqueur de la dernière élection présidentielle, par le Conseil constitutionnel dans sa première décision – initialement frappée d’irrévocabilité – est officiellement inculpé. Alassane Dramane Ouattara vainqueur au forceps d’une élection qui continue de dégouliner du sang d’Ivoiriens, a «collé» à l’ancien chef d’Etat déposé par les armées, une inculpation sur mesure. «Vol aggravé, atteinte à l’économie nationale, détournement de derniers publics, pillage» et donc crimes économiques. Le poulain de la France, Ouattara, reproche au président panafricaniste Gbagbo d’avoir utilisé les fonds souverains de l’Etat pour répondre aux exigences de la situation de blocus économique imposé par l’Union européenne. Dans la logique d’Alassane Dramane Ouattara, Laurent Gbagbo devait laisser le peuple mourir en entendant de trouver une solution à la crise née de l’élection présidentielle. Si tel est le cas, la question est de savoir qui lui Ouattara allait-il gouverner une fois la crise réglée? Pour rappel, l’Union européenne avait imposé un embargo sur le cacao, le café et des produits de rente, les produits pharmaceutiques et autres médicaux. Quant à la  Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest), son embargo a visé les fonds de l’Etat ivoirien, à travers la (Bceao) Banque centrale des  Etats de l’Afrique de l’ouest et l’Uemoa (Union monétaire ouest africaine). Les objectifs étant d’asphyxier le pays et rendre vulnérable le régime Gbagbo pour le faire tomber. Il s’agissait donc d’un quitte ou double. Soit, le pays s’écroule car sans aucun moyen de sa survie et les populations sont abandonnées à elles-mêmes. Soit en attendant de solutionner la crise électorale, le régime Gbagbo prend ses responsabilités pour ne pas que le pays sombre, permettant aux populations de vivre malgré les embargos. Le président Gbagbo a choisi la deuxième option, celle de la dignité et non de l’humiliation que la communauté internationale voulait infliger au peuple ivoirien. Voici l’enjeu. Autre rappel d’importance capitale. En 2000, l’opposant Alassane Dramane Ouattara annonce au cours d’un meeting à Korhogo qu’il «n’attendra pas cinq ans pour venir au pouvoir». Comment serait-ce possible lorsqu’ on sait que la durée du mandat présidentiel est de cinq ans renouvelable une fois, selon la constitution ivoirienne ? Deux années plus tard, en septembre 2002, une rébellion attaque les institutions ivoiriennes, ses acteurs l’attribuent au président du Rdr (Rassemblement des républicains), Alassane Dramane Ouattara. De 2000 à 2010, le pays est rythmé par des tentatives de coups d’Etat, des appels à l’insurrection, de tueries qui ont pour auteurs les éléments de la rébellion des Forces nouvelles (Fn) qui les revendiquent et affirment agir pour le compte du président du Rdr, Alassane Dramane Ouattara. Qui lui-même ne s’en cache pas, fort de ce contre pouvoir armée et non démocratique dont il bénéficie à travers sa branche armée (Fn). Le pays est divisé en deux parties, une au sud avec 40% gérée par le gouvernement légal de Laurent Gbagbo, et l’autre au nord avec 60% régentée par la rébellion des Forces nouvelles qui aliment les caisses d’Alassane Dramane Ouattara pour sa conquête du pouvoir central qui reste son objectif. C’est cet Alassane Dramane Ouattara, qui disait qu’il «n’attendra pas cinq ans pour arriver au pouvoir», qui ose inculper Laurent Gbagbo de «vol aggravé, atteinte à l’économie nationale, détournement de derniers publics, pillage». C’est le monde à l’envers. Pis, c’est la honte. La honte pour l’ensemble des Ivoiriens : pro-Ouattara, pro-Gbagbo et Ivoiriens sans coloration politique. En voulant coûte que coûte se débarrasser d’un adversaire politique, Alassane Dramane Ouattara jette l’opprobre sur l’ensemble des populations ivoiriennes. Sa haine recuite pour Laurent Gbagbo va sûrement et certainement entrainer la Côte d’Ivoire dans les profondeurs du sous développement. Avec un surendettement exponentiel en l’espace de cinq mois de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros. Dette record ! Dire que ce bilan à mi-parcours est celui d’un économiste qui plus est de renommée internationale. Pitoyable ! Et comme dans un souci de voiler une carence notoire en bonne gouvernance, le régime justifie l’inculpation du président Laurent Gbagbo par le fait que celui-ci n’était plus «président de la République» et ne peut par conséquent bénéficier du  statut d’ancien chef d’Etat, quand il prenait ses décisions de nationalisation des banques. Soit, mais pourquoi alors, avant son investiture du 21 mai 2011, Alassane Dramane Ouattara a-t-il prêté serment le 6 mai devant Pr Paul Yao N’Dré, le président du Conseil constitutionnel ? Au demeurant, l’élection présidentielle n’était-elle pas terminée quand l’armée française procédait à l’arrestation du Président Laurent Gbagbo ? Il faut qu’Alassane Dramane Ouattara et son procureur prennent au sérieux les Ivoiriens et les amis de la  Côte d’Ivoire. Il faut que ce régime arrête son enfantillage qui ne «grandit» pas notre pays.                      
Bertina Soro

Est-ce que ce monde est sérieux ?


Les taureaux qui sont «sacrifiés» au cours des moments de sadisme collectif que sont les corridas philosophent-ils au moment de s’éteindre ? Oui, l’on en croit un texte de Francis Cabrel, qui s’est mis pour les besoins de la cause poétique, dans la peau de l’un d’entre eux. Subissant la folie des hommes, qu’il entend rire lorsqu’il «râle», danser lorsqu’il «succombe», s’amuser «autour d’une tombe», il s’interroge, au sujet de la civilisation violente qui le met à mort : «Est-ce que ce monde est sérieux ?»
Ces derniers mois, alors que l’actualité internationale s’emballe et que la recolonisation violente de larges pans de la planète se masque derrière unstorytelling qui abêtit une opinion occidentale encore plus anesthésiée en cette période estivale, les Africains devraient-ils avoir honte de s’identifier à des bovins ployant sous les lances d’impitoyables toreros ? A bien y réfléchir, pas forcément. En tout cas, il est légitime, en observant les différents épisodes de la guerre «au nom de la démocratie» lancée par un Occident quasi-ruiné en Afrique et dans le monde arabe, de se poser mille et une fois la question : est-ce que ce monde est sérieux ?
La démocratie, ça signifie que le parti au pouvoir organise des élections où il est juge et partie
De manière générale, les observateurs africains et occidentaux ont considéré, au fil du processus de démocratisation, que les administrations nationales étaient trop liées aux pouvoirs en place sur le continent et étaient disqualifiées pour organiser des élections. On a donc conçu les Commissions électorales indépendantes (CEI) pour en finir avec l’emprise de régimes tricheurs «par nature». En Côte d’Ivoire, une CEI mêlant représentants de l’administration, de la société civile, du gouvernement et des partis politiques existait avant les accords de Linas-Marcoussis. La « très très démocratique » communauté internationale a estimé qu’elle n’était pas assez équilibrée. L’opposition et son bras armé, soutenus par leurs alliés internationaux, ont exigé le contrôle de cette institution, notamment à travers une farce qui a consisté à créer trois sigles, donc trois «organisations», pour désigner un seul et même mouvement rebelle. Il n’était pas bon, disait-on, que le président d’alors – un vrai boulanger, n’est-ce pas ? – ait la haute main sur le processus électoral.
Au Cameroun, les Etats-Unis mettent la pression sur ELECAM, l’instance chargée des élections, et exigent la mise en place d’un «organe vraiment indépendant ». Matthew Miller, ambassadeur des Etats-Unis, a refusé d’honorer de sa présence la cérémonie de prestation de serment des membres d’ELECAM. «Nous sommes déçus par la composition de ELECAM. Elle n’est pas représentative de la société camerounaise dans son ensemble », a-t-il affirmé. Pendant ce temps, son «collègue» en service en Côte d’Ivoire, Philip Carter III, apporte son soutien enthousiaste à une CEI totalement monopolisée, aujourd’hui, par les partis et les mouvements rebelles faisant partie de la coalition qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir. Ni l’opposition, ni la société civile n’y ont le moindre pouvoir décisionnel. En «dictature», c’est l’administration «corrompue» qui organise les élections. Après la «guerre pour l’installation de la démocratie» en Côte d’Ivoire, c’est la coalition au pouvoir, qui présentera bien entendu des candidats, qui est appelée à arbitrer entre ses poulains et «le reste du monde». Formidable, non ?
Déstabilisation des Etats faibles : la doctrine d’Abidjan appliquée en Libye et en Syrie
Les officiers français ont toujours aimé théoriser, modéliser, expérimenter des schémas de belligérance susceptibles d’être mis en œuvre sur plusieurs fronts, en sacrifiant à quelques adaptations locales. C’est ainsi que la théorie de la «guerre révolutionnaire», conçue en Indochine, va être «exportée» (pour le pire) en Algérie, en Amérique latine et au Rwanda.
A bien y réfléchir, un «logiciel» d’un nouveau type n’a-t-il pas été expérimenté au cours de ces dernières années en Côte d’Ivoire ? En tout cas, en Libye comme en Syrie, le début des événements s’apparentent en certains points au 19 septembre 2002 d’Abidjan. Les concepts de rébellion armée et de révolution populaire sont ainsi amalgamés au profit des guerilleros pro-occidentaux, dont la cause improbable est «vendue» par les médias dominants, qui passent relativement sous silence les sources de leur approvisionnement militaire. Qui font comme si une «colère» plus ou moins partagée est capable «d’accoucher» toute seule d’armes provenant d’opportunes base-arrières, de camions de transport de troupes…
Les parallèles sont plus que troublants. En Libye, le CNT utilise des techniques expérimentées en Côte d’Ivoire pour saper les bases de l’Etat et créer ce que le philosophe Léo Strauss appelait avec cynisme «le chaos constructeur». En 2002 à Bouaké et en 2011 à Abidjan, les combattants pro-occidentaux ont ouvert les portes des prisons dans leur avancée, enrôlé les occupants des lieux et accentué l’insécurité. Les rebelles libyens ont fait de même à la prison de Maya, à 25 kilomètres de Tripoli. Les reporters qui font des analyses alternatives à celles des médias dominants expliquent également que des armes ont été larguées depuis plusieurs jours à Tripoli, à des membres de «cellules dormantes» de la rébellion et à des commandos des Forces spéciales étrangères infiltrés dans la capitale libyenne. On voit que les méthodes de la rébellion et du «commando invisible» d’Ibrahim Coulibaly, assassiné à la grande satisfaction des services spéciaux étrangers qui l’ont aidé à faire ce qu’il a fait d’Abobo avant d’y mourir, ont été reproduites de manière quasiment parfaite. Après-demain, la «doctrine d’Abidjan» sera étudiée dans les écoles de guerre !
De qui le Bahreïn se moque-t-il ?
Avez-vous, vous aussi, ri aux éclats après avoir lu ou entendu que le Bahreïn, aux côtés de l’Arabie saoudite et du Koweit, a rappelé son ambassadeur en Syrie pour «protester» contre la «répression» du mouvement de contestation du régime de Bachar El-Assad ? Avez-vous voulu rappeler au rédacteur de la dépêche évoquant la question ou au présentateur du bulletin d’information annonçant la nouvelle que le Bahreïn lui-même avait violemment maté ses contestataires, avec l’appui militaire de l’Arabie saoudite et la complicité des Occidentaux, qui se sont gardé de demander «le départ immédiat» d’un régime «ami» ? Etre ami des pays les plus puissants du monde est-il un brevet de sainteté ? En tout cas, il y a mille et une raisons de se poser la question du taureau de Cabrel: «Est-ce que ce monde est sérieux ?»

dimanche 21 août 2011

En Côte d’Ivoire, polémique autour de l’inculpation de Laurent Gbagbo

En Côte d’Ivoire, polémique autour de l’inculpation de Laurent GbagboPlus de quatre mois après leur arrestation et leur placement en résidence surveillée dans le Nord de la Côte d’Ivoire, au terme d’une sanglante crise post électorale, voilà donc Laurent et Simone Gbagbo inculpés. Le procureur d’Abidjan l’a annoncé jeudi 18 août 2011. L’ancien président et son épouse sont inculpés de «crimes économiques» et placés en détention préventive. Leur statut judiciaire s’en trouve donc clarifié mais, pour leurs avocats, cette inculpation s’est faite au mépris de la loi et des procédures ivoiriennes. Laurent Gbagbo aura été détenu plus de quatre mois sans poursuite judiciaire officielle, et, avec le temps, de plus en plus de défenseurs des droits de l’homme s’en émouvaient. Son inculpation pour crimes économiques clarifie désormais sa situation. Mais pour ses avocats, Me Habiba Touré en tête, c’est une aberration du point de vue juridique : «Cette inculpation ne respecte pas la législation ivoirienne et la procédure à suivre lorsque l’on a affaire à un chef d’Etat. Concernant le chef d’Etat, c’est la Haute cour de justice qui est compétente, ce n’est pas une juridiction ordinaire. Le chef de l’Etat ne peut être poursuivi que pour haute trahison, ce qui n’est pas le cas».

Mais ces règles valent seulement pour un président en exercice, corrige le procureur d’Abidjan et Simplice Kouadio Koffi ajoute qu’au moment de son arrestation en avril Laurent Gbagbo n’était plus président.
«Le président élu est son excellence Alassane Ouattara qui a prêté serment le 4 décembre 2010. Donc, à compter du 4 décembre 2010, monsieur Laurent Gbagbo n’avait plus la qualité de président de la République. Il peut tout au plus revendiquer celle d’ancien président or la loi de 2005 prévoit un processus spécial pour l’ancien président de la République. Il faut saisir l’Assemblée nationale qui doit autoriser les poursuites à une majorité qualifiée. Mais la même loi, dans son article 54, dit que quand les infractions ont été commises à l’occasion des élections on peut faire l’économie de cette procédure».

Les avocats de Laurent Gbagbo ne se priveront certainement pas d’examiner cette loi de 2005 à la loupe. Quoi qu’il en soit, inculpé par la justice ivoirienne, Laurent Gbagbo le sera-t-il aussi par la CPI ? Depuis le début, c’est l’espoir des nouvelles autorités d’Abidjan. En l’inculpant pour seuls crimes économiques, elles ont d’ailleurs voulu laisser le champ libre à la CPI, chargée de juger les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Pour l’heure, à la CPI, le procureur a demandé aux juges l’autorisation d’ouvrir une enquête sur les crimes commis pendant la crise post électorale en Côte d’Ivoire (préalable à toute inculpation), et il attend leur réponse.


FRENCH ARMOURED UNIT IN COTE D’IVOIRE

Leading the convoy, a Panhard Sagaie AFV, followed by a Panhard VBL M11 recce vehicle and a VBC APC

The Debt Crisis is Just a "Prelude to War"


"How can an empire in decline impose its views? The U.S. not only shows obvious signs of economic collapse, but also of genuine regression: the American dream no longer exists. The U.S. establishment, Democratic or Republican, is not prepared to cash in its last major comparative advantage - military supremacy."



Translated By Mary Kenney

August 10, 2011

Carl Philipp Gottfried von Clausewitz (1780-1831), the German military strategist once said that 'War is the continuation of politics by other means.' Given the political dead-end the West seems to be on, his maxim may once again prove all too true.



Western governments appear powerless to confront the current crisis and the looming threat of a depression, with all of the serious consequences that implies. The colossal debt of nations and bleak prospects for growth are creating a panic situation on financial markets around the world. A crash is not a figment of the imagination. The one in 1929 paved the way for the rise of fascism and the Second World War.

It is futile to expect a paradigm shift from the established order. Since the sub-prime crisis in 2008, there has been much talk of market regulation. The noble ideas that accompanied the latest international joint financial agreement have been quickly abandoned. The leaders of Western states, starting with the president of the United States, have failed to develop a clear and convincing way to discuss economic policy options, let alone take strong measures. Markets are stronger than states. It is they that are ultimately the masters - and they impose their own logic.

With the sub-prime crisis in 2008, the markets forced taxpayers to foot the bill. The "banksters"- an-oh-so-eloquent neologism combining banker with gangster - reminds us once again of where the real power lies. Today they continue to demonstrate this by attacking public debt incurred in part to save the day. The big banks were never going to go bankrupt; the states were!

Contrary to what one would like to admit, isn't economics more than just a set of mathematical formulas and theories? It is politics. And policy now sits in the hands of people that have no real accountability. The state of the political elite is such that it seems inconceivable that governments could engage in the kind of reorientation of economic policy characterized by the New Deal.

What we should fear is that war may become - as history attests - the last recourse of capitalism in crisis. "Common sense" might call for a significant reduction in the U.S. military budget as a path toward effective treatment of America's gigantic debt. But the cynicism of short-term interests is little concerned with common sense.

How can an empire in decline impose its views? The U.S. not only shows obvious signs of economic collapse, but also of genuine regression: the American dream no longer exists. The U.S. establishment, Democratic or Republican, is not prepared to cash in its last major comparative advantage - military supremacy.

Given the impasse among ultra-liberals [i.e.: pro-capitalists] and a recession that further widens already intolerable social divisions, a war would allow them to revive the machine. But it would have to be a war of the "first order," because the low-intensity wars in Iraq and Afghanistan have only served to deepen deficits and have had no impact on a system of industrial production quite ill-suited to asymmetrical conflict. Crises of capitalism, which are paid for by the most vulnerable, are settled permanently only in blood. It is certainly not out of solidarity with speculators that we so closely follow stock market anguish, and which may well be relieved in other theaters.

Clausewitz, the nineteenth-century military theoretician, said: "War is the continuation of politics by other means." The ultra-liberalism of banksters and neoconservatives makes war a common tool of economic policy. The debt crisis and recession are then only a prelude.
K.S.

samedi 20 août 2011

Moody’s managers pressured analysts: ex-staffer

 An ex-Moody’s Corp derivatives analyst said the credit-rating agency intimidated and pressured analysts to issue glowing ratings of toxic complex, structured mortgage securities.
In a 78-page letter to the Securities and Exchange Commission, William Harrington outlined how the committees that make the ratings decisions are not independent and how managers often intimidated analysts.
“The management of Moody’s, the management of Moody’s Corporation and the board of Moody’s Corporation are squarely responsible for the poor quality of previous Moody’s opinions that ushered in the financial crisis,” he wrote.
“The track record of management influence in committees speaks for itself — it produced hollowed-out (collateralized debt obligation) opinions that were at great odds with the private opinions of committees and which were not durable for even a short period after publication,” he added.
Harrington’s August 8 letter, which was sent in response to a 517-page proposal by the SEC on credit-rating regulations, raises similar issues that are already at the heart of a Justice Department probe into McGraw-Hill’s Standard & Poor’s.
“We cannot emphasize strongly enough the importance Moody’s places on the quality of our ratings and the integrity of our ratings process,” said Moody’s Corp spokesman Michael Adler. “For that very reason, we have robust protections in place to separate the commercial and analytical aspects of our business, and our ratings are assigned by a committee — not by any individual analyst.”
The Justice Department has been looking into what S&P analysts wanted to do with ratings during the financial crisis, and what they were told to do, according to one source familiar with the matter.
A second source has said the department also has been investigating Moody’s in connection with structured product ratings during the crisis, although the exact focus on that probe is unclear.
Earlier this year, a U.S. Senate panel led by Michigan Democrat Carl Levin found that Moody’s and S&P helped trigger the financial crisis after the two rating agencies gave overly positive ratings to toxic mortgage-related products and then later downgraded those ratings en masse.
Last year’s Dodd-Frank Wall Street overhaul law tightens regulations for raters, including improving the transparency of the methodology used and curbing potential conflicts of interest. The SEC in May issued a proposal seeking comments on many of the Dodd-Frank provisions on rating agencies.
Harrington, who said he worked as an analyst in the derivatives group from 1999 until July 2010, said he thinks that if the SEC’s proposed rules had been in place in 2002, they would still not have gotten to the heart of the problems at Moody’s.
“Many of the proposed rules still give more license to the management of Moody’s to step up its long-standing intimidation and harassment of analysts, to the detriment of opinion formation,” he said.
(Additional reporting by Jeremy Pelofsky)

Somalie: L'aide alimentaire en guise de monnaie d'échange

Les images télévisées d'enfants somaliens souffrant de déshydratation ou en train de mourir ont fait le tour du monde, et les organisations d'aide humanitaires ainsi que les particuliers touchés par la situation critique ont décidé d'agir pour combattre ce phénomène.
De la nourriture a été distribuée dans certains endroits de la nation en souffrance. En l'espace de quelques mois, de nouveaux rapports ont signalé la vente dans des magasins et des marchés locaux de la nourriture provenant des dons.
On aurait pu en conclure que la nourriture n'atteignait pas sa destination d'origine. Autre raison : certaines personnes ont décidé en désespoir de cause de vendre la ration de nourriture qu'elles avaient reçue.
Fatuma Abdi peut à peine se lever. La vieille femme de 83 ans, habiant à Bulla Hawa dans la province somalienne de Gedo, est grabataire depuis plus d'un mois.Fatuma est diabétique et son état s'est compliqué avec le manque de nourriture. Regard hagard, on peut voir ses veines à la surface de ses bras amaigris.
Shebab
Elle est aussi le soutien familial de ses quatre petits-enfants ; des enfants dont les parents ont péri sous les balles lors d'échanges de feu qui ont eu lieu entre les forces du gouvernement fédéral de transition et les shebab, pour le contrôle de la ville frontière de Bulla Hawa.
Bulla Hawa est une petite ville située à la frontière entre la Somalie et le Kenya.
"Je gérais un petit magasin que mon fils avait laissé après sa mort et avec les gains dont j'en tirais j'ai pu nourrir mes petits-enfants pendant quelques mois. Mais faute d'autres revenus, l'affaire a périclité. A partir de ce moment, mon état de santé s'est dégradé. Mes petits-enfants ont entre 3 et 9 ans."
Sursis
Fatima a connu un petit sursis la semaine passée. De la nourriture provenant de l'aide humanitaire avait été acheminée dans la ville kényane voisine de Mandera, située à moins d'un kilomètre de sa maison.
A l'heure du soleil couchant, la vieille femme a rassemblé toutes ses forces pour se rendre à l'école primaire de Boys town, endroit de la distribution. Les dons de nourriture provenaient d'une ONG basée au Qatar.
"La frontière est si proche que je devrai prendre une autre route, celle utilisée par les contrebandiers pour aller à Mandera. J'espère qu'ils vont nous donner beaucoup de nourriture car j'ai l'intention d'en vendre un peu pour avoir un peu d'argent."
Fatuma a rejoint des centaines de personnes qui ont entendu la nouvelle. A la mi-journée, ce nombre gonfle pour atteindre 15.000 - tous affamés et en grand besoin d'aide alimentaire.
Après avoir poussé des coudes, Fatima a réussi à recevoir 50 kg de riz, des dates, 50 kg de farine blanche, 3 litres d'huile de cuisson et 3 packs de lait longue conservation. Quelques minutes plus tard, elle est en pleine négociation avec un homme d'affaires qui souhaite acheter de la nourriture à ces vendeurs "volontaires", à quelques pas de l'école.
"Je suis malade et ai besoin de traitement. J'ai vendu le riz et les dates à cet hommes d'affaires, je pourrai ainsi acheter des médicaments et du lait pour mes enfants", explique Fatuma.
Urgence
Selon Mohamud Ali, un homme d'une soixantaine d'années, la vente de nourriture n'a rien de nouveau. Il pense que les besoins de la population sont différents de l'aide reçue, mais cela ne devrait pas être utilisé comme une excuse pour diminuer l'aide.
"Seul Dieu peut résoudre nos problèmes mais je demande d'urgence de l'aide aux ONG et aux gouvernements. Ils devraient regarder en termes d'humanité et nous donner de quoi survivre" ajoute-t-il en pointant du doigt la nourriture mise en vente sur le marché de Mandera.
Contrôle
Les organisations d'aide affirment qu'il est pratiquement impossible de contrôler l'aide alimentaire.
La Somalie est en train de vivre la pire sécheresse depuis ces 60 dernières années. L'ONU avance les chiffres de 3,2 millions de personnes dans le besoin d'aide alimentaire. Et aujourd'hui, la population de ce pays dévasté reçoit de l'aide alimentaire, qu'elle se retrouve parfois obligée de revendre.

Kassim Mohamed à Mandera

Côte d'Ivoire, la vraie


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Toute la Côte d’Ivoire l’attendait à la cérémonie commémorant le deuil des victimes de l’accident du bus de la Sotra du 5 août 2011. Surtout que pour ce drame, il a décrété un deuil national de trois jours. Mais Ouattara a préféré confier l’exercice à son Premier ministre. Pour lui, il y avait plus urgent à Paris le jeudi dernier. La maison françafricaine étant en difficulté par la faute de ses hommes venus du nord, il fallait agir vite. Et répondre à l’appel du parrain français, nicolas Sarkozy, qui lui reproche une gestion catastrophique de la question sécuritaire depuis son accession au pouvoir.


Il y a les Com’zones qui ont quitté leur base du nord pour se partager la ville d’Abidjan comme dans un scénario mafieux. Après le coup d’Etat de la France contre Gbagbo, Abidjan est devenu un butin de guerre pour les chefs de guerre. Et ça, les entrepreneurs français basés en Côte d’Ivoire en font terriblement les frais. Ils sont régulièrement rançonnés par ces chefs de guerre pour, diton, des questions de sécurité. En fait, les Frci, armée nationale, monnaient cash leurs prestations auprès des sociétés. Par exemple, les entreprises basées en Zone 4 sont obligées de payer 5 000 000 F CFA aux Com’zones. Celui qui refuse de s’acquitter de cette somme risque gros. Celles basées dans la zone industrielle de Yopougon sont, quelque peu, mieux loties. Car elles payent pour leur part 4 000 000 F CFA par mois. Tout ce pactole va tout droit dans les poches des chefs des ex-Forces nouvelles.


Cette situation sécuritaire désastreuse fait même que des chefs d’entreprises françaises basées en Côte d’Ivoire continuent de fuir les nuits d’Abidjan pour se refugier au 43e Bima. Situation qui n’avait d’ailleurs pas échappé au Premier ministre François Fillon lors de sa visite en Côte d’Ivoire le mois dernier. « Nous n’acceptons pas le racket des entreprises françaises » avait-il sèchement martelé. Selon même la presse hexagonale, le Premier ministre français est allé plus loin pour demander à Ouattara de démanteler ces Com’zones afin de laisser la place aux forces régulières. Sur la question, Abidjan semble ne pas être intéressé par la normalinormalisation de la situation sociopolitique. Les Ivoiriens sont obligés de subir au quotidien les hommes de Ouattara. Son gouvernement se contentant des actions d’éclats et pas plus.


D’ailleurs, sur la question, il y a problème, un dilemme pour le pouvoir. Il se trouve que Ouattara ne fait pas confiance aux Fds qu’il continue de catégoriser comme l’armée de Gbagbo. Toute chose qui fait que les choses n’ont pas évolué, comme Paris l’aurait souhaité, après le départ de Fillon. Bien au contraire, beaucoup de ces très encombrants chefs de guerre sont même nommés à des postes de responsabilité au sommet de la hiérarchie militaire. Mais là n’est pas le problème de ses parrains qui n’y trouvent pas d’inconvénient. L’Elysée s’alarme de la situation sécuritaire qui chaque jour va de mal en pis. Une question qui trouble le monde diplomatique abidjanais qui en fait même un débat de salon. Le dernier rapport de l’Onu fait largement cas de la question sécuritaire avec son lot d’exactions sur une partie de la population simplement parce que taxée de pro-Gbagbo. En Côte d’Ivoire l’étiquette de pro-Gbagbo doublée de celle de milicien vous conduit tout droit dans
la tombe. Ce qui conduisent des milliers d’Ivoiriens à trouver refuge dans des pays voisins.


Dans l’univers des diplomates d’Abidjan, on parle de rapports très embarrassants contre le pouvoir Ouattara qui seraient aux mains de plusieurs chefs d’Etat d’Afrique et d’ailleurs. Mais que les partisans de Gbagbo soient pourchassés ou pas en Côte d’Ivoire n’est vraiment pas le problème de Paris. Elle s’inquiète plutôt pour ses affaires qui sont dans l’impasse au bord de la lagune Ebrié à cause de l’insécurité créée par les hommes de Ouattara.


Matignon qui veille sur ce pouvoir comme sur du lait sur du feu a été plusieurs fois saisie par les entrepreneurs français basés en Côte d’Ivoire. Mais le dernier qui a soulevé presque la colère du parrain a été fait après la visite de Fillon à Abidjan par certains hommes d’affaires totalement à bout. Ouattara est donc à Paris pour rencontrer Sarkozy qui voudrait lui demander des comptes sur la question sécuritaire. En fait une manière de lui demander pourquoi les consignes de Fillon n’ont pas été respectées. Une visite qui visiblement a surpris les Ivoiriens qui sont assaillis chaque jour par des problèmes. Ouattara qui ne dira jamais non à ses parrains français a donné l’impression de profiter de ses congés pour aller se reposer en France. Alors qu’il y est pour rendre compte. Et ses « hauts parleurs » qui se sont donné l’habitude de dépeindre les visites de Gbagbo en noir n’ont trouvé rien à redire devant une visite qui fait tiquer.

vendredi 19 août 2011

SCANDALE SEXUEL A L'AMBASSADE DE COTE D'IVOIRE EN FRANCE


un Ambassadeur ivoirien en poste à Paris et nommé par Alassane Ouattara, aurait été impliqué le week-end dernier à Paris dans une affaire de mœurs.
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Cette affaire qui rappelle étrangement celle de DSK et de Nafissatou Diallo, impliquerait le diplomate et une mineure de 17ans.
Selon un post d’Alain Toussaint, conseiller du Président Gbagbo, sur sa page facebook, un Ambassadeur ivoirien en poste à Paris et nommé par Alassane Ouattara, aurait été impliqué le week-end dernier à Paris dans une affaire de mœurs.
Cette affaire qui rappelle étrangement celle de DSK et de Nafissatou Diallo, impliquerait le diplomate et une mineure de 17ans.

Le véreux diplomate aurait été mis en garde à vue au poste de police du 16e arrondissement de Paris où il aurait été auditionné pendant plus de trois heures d’horloge par la brigade des mœurs.
L’information d’Alain Toussaint ne précise pas de quel ambassadeur il s’agit. Simple diplomate ou ambassdeur de haut niveau.

Pour rappel, c’est Ally Coulibaly qui est l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France.
Toutefois, des diplomates ivoiriens en poste au 102 rue Raymond poincaré, Paris 16e, siège de la chancellerie, approchés discrètement par IvoireBusiness, n’ont pu confirmer cette information. Le commissariat du 16e arrondissement de Paris n’a pas souhaité commenter cette affaire.

IvoireBusiness continue pour autant ses investigations dans un souci d’éthique et de déontologie journalistique. A ce stade de notre propos, l’information est encore au conditionnel, comme le feraient tous les grands médias du monde.

Si elle était avérée, ce que diplomate, aux mœurs douteuses devra être débarqué sans délai de son poste et rappelé au pays immédiatement, car il aura jeté l’opprobre et l’anathème sur une profession feutrée où l’étique et les codes sont des plus élevés. 

jeudi 18 août 2011

Règlement de comptes au sein des FRCI Des éléments tués, plusieurs ex-combattants en fuite


C’est un truisme de le dire. L’atmosphère est pourrie dans certains commandements des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). L’idéal pour lequel des milliers des jeunes ont pris les armes pour libérer leur pays a fait place à une vague de règlements de comptes. Dans la capitale économique, des éléments de plusieurs unités se sont déclarés la guerre et se font de petits meurtres entres amis comme dans le Far West. A Abidjan Sud où la situation est plus que préoccupante, les différends se règlent désormais avec des RP7, des DCA et, au mieux, à la kalachnikov. Des volontaires qui ont pris les armes avant l’arrivée des Frci à Abidjan vivent désormais en cavale. Le constat que nous avons fait dans certains commissariats de Koumassi, Marcory et Zone 4 annonce des jours sombres entre frères d’armes. La situation est explosive et peut péter à tout moment dans la mesure où des ‘‘commandants’’ lourdement armés ont pris la poudre d’escampette, ils sont dans la nature. Nos sources révèlent que les jeunes qui occupaient les commissariats et brigades avant la grande bataille d’Abidjan sont aujourd’hui mis à l’écart dans le plan de sécurisation des grandes entreprises. Alors beaucoup parmi eux ont décidé de se prendre en charge de la plus mauvaise des manières. « Certains de nos amis avec qui nous avons combattu les mercenaires et miliciens de Laurent Gbagbo se sont lancé dans le braquage. Malheureusement, quand nous les prenons, nous sommes obligés, au nom de la fraternité d’arme, de taire l’affaire. Aujourd’hui, ces derniers nous voient comme l’obstacle à leur bonheur. Sous le prétexte de libération des commissariats, ils font des descentes musclées avec des armes de guerre, les RPG7 et les DCA », regrette un ‘‘commandant Frci’’ sous le couvert de l’anonymat. Les éléments qui pourchassent leurs camarades dans les commissariats disent agir avec l’onction de la hiérarchie militaire pour libérer les brigades et commissariats. Qui dit vrai ? Dans le fond, les amis d’hier se tirent dessus pour des questions de leadership, de copinage et de gros sous. Ces règlements de comptes se terminent parfois dans le sang. Dans la nuit du lundi au mardi, deux éléments ont été criblés de balles. Le premier, Coulibaly Moussa, alias chef Assalé Tout contrôle a été abattu à Marcory, non loin du rond point de la Solibra. La seconde victime surnommée ‘‘Billy’’ a été tuée dans la commune de Port Bouët et jetée derrière les rails au quartier Ancien Koumassi. Par peur de représailles, les commissariats de Koumassi, Marcory et de la Zone 4 se sont vidés. A Koumassi, les occupants ont déserté le 6ème, 20ème, 32ème et 36ème arrondissement. Idem pour le 9ème, 26ème et 31ème arrondissement de Marcory. « Ils sont rentrés en brousse », a reconnu un élément rencontré au grand carrefour de Koumassi et qui a jeté son treillis. Un agent de police que rencontré dans le périmètre du 31ème arrondissement, dans les encablures de l’hôtel Pergola, a manifesté son inquiétude. « La situation est plus compliquée que vous ne le croyez. Aujourd’hui, il y a à Abidjan Sud une opposition entre soldats venus de Bouaké et les bénévoles qui ont mené la résistance avant la bataille d’Abidjan. Les seconds estiment que les chefs de guerre venus des ex-zones Cno (Centre, nord, ouest) font la part belle à leurs éléments. Ceux qui sont dans la nature sont en possession d’armes de guerre. Par peur des effets collatéraux, nous évitons de rester au poste pendant la nuit. La hiérarchie doit prendre des décisions courageuses pour régler dans les plus brefs délais cette affaire, sinon je vous assure que ce qui se profile à l’horizon n’est pas du tout bon », a avertit cet officier de la police nationale. Soumaïla Bakayoko, chef d’Etat major général, doit prendre les taureaux par les cornes pour mettre un terme à ce qui s’apparente à des règlements de comptes entre ex-combattants. Pour ne pas compromettre la normalisation de la situation socio-politique en cours.
Axelle Goba

Cote-d’Ivoire: La Réconciliation Sans Laurent Gbagbo est une Utopie Négative


L’utopie, cette représentation d’une réalité parfaite et sans défaut d’un régime politique idéal a, aujourd’hui, une connotation négative dans le sens où ses adeptes sont souvent représentés comme des personnes naïves qui perdent leur temps à rêver et à croire en la réalisation de choses impossibles.  Seulement voilà, il se trouve que certaine utopies se réalisent. Et c’est justement grâce à ces idéalistes et à leurs visions que ces choses positives se matérialisent. Sans eux, le monde ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.  Qui aurait crût qu’un jour l’homme volerait et irait même sur la lune ? Ou que les femmes auraient le droit de vote tout comme les hommes ? Ou, encore, qu’un noir serait à la tête de la nation la plus puissante du monde ? En somme, les utopies ne sont pas forcement à condamner et peuvent se réaliser. Mais il existe aussi des utopies négatives, ces représentations non du meilleur des mondes, mais du pire.
L’idée d’une réconciliation nationale en Cote d’Ivoire, qui ne prendrait pas en compte le Président Gbagbo et ses supporteurs, est une utopie négative. C’est une notion dangereuse qu’il faut éviter.
Apres avoir insisté qu’il travaillerait à la réconciliation en Cote d’Ivoire, voilà que le régime Ouattara semble prendre la direction contraire, en dépit des risques qu’une telle approche comporte pour le pays et pour la sous-région.  A peine le conflit déclaré « terminé » par la communauté internationale, et le regard du monde tourné vers d’autres crises, voilà que le régime en place commence une politique qui ne saurait être porteuse d’une véritable réconciliation .En effet, s’il en est qui insistent que le pays est sur la voie de la réconciliation, une analyse objective des faits ne peut que laisser perplexe.
Chasse aux sorcières contre proches et supporters du Président Gbagbo 
Apres des années de guerre et d’insécurité, les Ivoiriens ont besoin de justice mais aussi de pardon afin de pouvoir rétablir ordre et sécurité afin de redémarrer sur de bonnes bases.  Il ne faudrait pas oublier que ce qui a été décrit comme une « crise postélectorale » par la presse et la communauté internationale est en fait un conflit très complexe qui a commencé il y a près d’une décennie et qui a couté des milliers de vies.  Doit-on croire qu’avec la fin déclarée de ladite crise, tout va rentrer dans l’ordre automatiquement, comme par magie ? Il faudrait être bien naïf pour le croire. Non, les blessures profondes causées par le conflit commencé en 2002 doivent être pansées avec soin. Un travail de fond, incluant toutes tendances confondues, doit être fait afin d’obtenir justice, mais aussi, et surtout, afin que les Ivoiriens et les ressortissants de la sous-région (qui ont aussi souffert de ce conflit) puissent se pardonner les uns les autres.  Mais comment croire que telle est la voie empruntée par le régime à l’heure même où une chasse aux sorcières orchestrée contre les personnes qui ont soutenu le Président Gbagbo, les membres du FPI et de l’ancien gouvernement bat son plein? Arrestations et inculpations se font à la pelle.  Militaires, membres du FPI, anciens collaborateurs, tout le monde semble y passer.  Et on parle même d’exactions … Une telle politique de rétribution ouverte ne semble guère propice à la réconciliation.
Refus d’accorder l’amnistie qui est cruciale au processus de réconciliation
Et que dire du refus du régime en place d’accorder l’amnistie au Président Gbagbo et à ses proches quand on sait que l’amnistie est maintenant une composante essentielle du processus de réconciliation à la suite de conflits violents ? En effet, le principe de l’amnistie, qui signifie « oubli » en grec, a été inventé pour éviter que les rancœurs ne persistent et ne finissent par menacer la paix et la sécurité après la fin des conflits. Mesure sociale adoptée par la société pour apaiser les parties à la fin d’un conflit, l’amnistie a évolué avec le temps pour devenir une notion de droit, un acte législatif qui met fin aux poursuites et supprime les condamnations.  Elle est centrale au processus de réconciliation car les chefs d’états et autres personnalités politiques, même emprisonnés, ont des supporters au niveau national et ailleurs, des influences … Il faut donc, par conséquent, éviter de les humilier.  Nombre de pays, tels que la Sierra Leone, le Tchad et le Liberia, ont réussi leur processus de réconciliation nationale à la suite de conflits terribles en partie parce qu’ils y ont eu recours.  Mais le régime Ouattara s’y refuse et aujourd’hui la Cote d’Ivoire est dans l’impasse.
Détention arbitraire du Président Gbagbo et de ses proches
L’une des décisions, si ce n’est la décision, la plus incompréhensible du régime en place, c’est l’arrestation et la détention arbitraire du Président Gbagbo et de ses proches.  Depuis son arrestation il y a quatre mois, le Président Gbagbo est détenu au secret, sans mandat et sans inculpation.  Il n’est officiellement accusé de rien et aucune procédure à son encontre n’a été ouverte. Un tel acharnement contre sa personne ne saurait engendrer la réconciliation dont le pays à tant besoin. D’ailleurs, cette situation est de plus en plus décriée par les organisations de droits de l’homme qui questionnent la politique revancharde du régime Ouattara. Et pendant ce temps, d’alarmantes rumeurs circulent sur les conditions de sa détention. Mensonges ou vérités ? Nul ne saurait le dire. Mais, privé d’informations officielles, le public pourrait bien se laisser aller à imaginer le pire, ce qui ne ferait qu’augmenter la tension.
Vers un gouvernement sectaire et d’exclusion?
Le régime Gbagbo a été taxé de sectaire et xénophobe et pourtant le régime Ouattara n’est pas un exemple d’inclusion. Loin s’en faut. En effet, le gouvernement actuel est composé essentiellement de cadres originaires du nord du pays. Comment croire qu’une approche aussi divisée de la gouvernance puisse aider le pays à sortir du marasme dans lequel il se trouve ? C’est une erreur que de vouloir reconstruire sans inclure le Président Gbagbo ainsi que tous ceux qui ont voté pour lui et continuent de le soutenir car ils représentent, pour ainsi dire, l’autre moitié du pays. Pourquoi ne pas les inclure  plutôt qu’oeuvrer avec des forces extérieures ? Certes, la tache n’est pas aisée mais le jeu en vaut la chandelle. Quoiqu’il en soit, c’est de cette façon, et uniquement de cette façon, que le régime pourra rebâtir une Côte d’Ivoire souveraine, unie et puissante. Si l’on ne travaille pas de façon inclusive, si l’on ne s’élève pas au dessus des différences partisanes et tribales, la réconciliation ne sera jamais rien de plus qu’une utopie négative.
Risques d’escalade des tensions dangereux pour le pays et la sous-région
En vérité, au lieu d’une réconciliation nationale, ce qui est à craindre c’est une profonde et corrosive fissure de la société Ivoirienne aux répercussions dramatiques. Aujourd’hui, nombre d’Ivoiriens arborent toujours un sentiment d’injustice et de rancœur tenace quant à « l’apparente » conclusion du conflit postélectorale.  En effet, ceux qui soutenaient le Président Gbagbo – ils étaient, et sont toujours, plus que nombreux – n’ont pas cessé de le soutenir du jour au lendemain.  Et leur ressentiment déjà décuplé, n’est qu’exacerbé par les actions du régime en place. Dans ces conditions, on peut légitimement se demander si c’est vraiment la meilleure des stratégies que de continuer à attiser tant de ressentiment? Le gouvernement Ivoirien a décidé d’emprunter une voix dangereuse où les risques de dérapages sont grands pour la Cote d’Ivoire, mais aussi pour toute la sous-région. En effet, nul besoin de rappeler que la population Ivoirienne compte un grand nombre d’immigrés originaires des environs. La réconciliation est centrale pour leur sécurité, de même que pour celle des autochtones. Des bruits persistants et des rumeurs solides font état courent que bon nombre d’officiers et militaires restés fidèles au Président Gbagbo et qui se seraient refugiés au Ghana, au Liberia ou ailleurs pour s’organiser attendent le bon moment pour agir. Si tel était le cas, cette masse armée et désenchantée constituerait une bombe à retardement qui pourrait exploser d’un moment à l’autre si une réelle réconciliation n’était pas mise en œuvre.
Peut-on encore sauver ce processus de réconciliation ?
Le vrai courage aurait constitué à réunir tout le monde, toutes tendances confondues, afin de trouver une solution pacifique et de mettre la Cote d’Ivoire sur la voie de la guérison. Aussi difficile que cela puisse être, c’est ce dont le pays a besoin. Et si le régime Ouattara avait osé tendre la main à l’adversaire, de par ses mots mais aussi de part ses actions, cela aurait grandement aidé à la réconciliation, et il en serait ressorti grandi. En effet, l’art de la politique, mais surtout l’intérêt de la nation, qui doit toujours primer, voudraient qu’en cette période cruciale pour la Cote d’Ivoire, et la sous-région, le gouvernent ait effectivement mis en pratique ses promesses de réconciliation et d’amnistie. Cela dit, tout espoir n’est pas perdu car il est à noter que le facilitateur, Blaise Compaoré, est toujours en exercice et sa fonction est d’aider à trouver la conciliation.  Il en va de la sécurité de la sous-région mais aussi de son honneur.
Fanta. San Finna.

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